Georges Lacroix
Un chevalier au service
de l’environnement
En ce mois d’août 2010, les castors de la ZNIEFF
de VOUGY se sont retrouvés orphelins.

« J’ai été tour à tour braconnier, chasseur, garde-chasse et enfin protecteur de la nature ». Dans un grand sourire, Georges Lacroix résumait ainsi son parcours qui l’a conduit à présider le Conservatoire départemental d’espaces naturels (Asters). Revenir sur son parcours au travers ce billet est un dernier hommage que nous souhaitions rendre à cet humaniste, fervent défenseur de la nature.

Président d’ASTERS
Défenseur de l’environnement, connu pour ses films et ses expositions sur les castors, membre actif et président, puis président d’honneur
d’Asters, il a participé de l’intérieur à la réintroduction du gypaète barbu.

Chevalier de la Légion d’honneur
Georges Lacroix avait été décoré du titre de chevalier de la Légion d’honneur en octobre 2009 au titre de l’environnement. Décolleteur toute sa vie, son entreprise continue aujourd’hui à tourner dans le cœur de Scionzier, perpetuée par son fils Christian, cheville ouvrière du festival clusien Musiques en Stock.
Il était attaché à son territoire,
à la Haute-Savoie

C’est grâce à Georges LACROIX, qu’ASTERS (Agir pour la Sauvegarde des Territoires et des Espèces Remarquables ou Sensibles) a pu acquérir 5 hectares et bénéficier d’une autorisation d’occuper les terrains du domaine public fluvial de l’Arve, entre le Pont de Marignier et la commune de MARNAZ, soit plus de 20 hectares de terrain qui ont pu être laissé en zone naturelle.
Sur ce site qu’il visitait quotidiennement en venant trouver les castors, on peut voir des orchidées sauvages, des libellules, toutes sortes de canards et poules sauvages, etc.
Il était un fin observateur de la nature. Se promener à ses côtés était passionnant. Il s’était même familiarisé avec une bande de castors. Il les appelait et ils venaient manger dans ses mains.
Cet espace où l’homme ne peut rien entreprendre restera à jamais à l’état sauvage dans cette vallée à l’urbanisation galopante. Gageons que dans le futur tout un chacun prendra plaisir à se promener dans cette nature riche qui tend à se raréfier.

C’est ainsi qu’il contribue largement à la réintroduction du gypaète barbu dans nos montagnes et à la protection des castors avec lesquels il était devenu complice au point de comprendre leurs pensées. Son engagement s’est structuré au sein de l’Apège, devenue ASTERS, dont il a été le Président avant d’en être le Président d’honneur. Il s’est battu pour défendre et conserver quelques hectares de nature réellement sauvage, nature dont il était constamment à l’écoute afin de la préserver.
Profondément humaniste, tolérant et accessible, il a contribué à faire avancer de nombreux dossiers, facilitant le dialogue entre experts et élus. Georges Lacroix s’est éteint en le 3 août 2010 au matin à l’âge de 76 ans. Sa passion de la faune et de la flore qu’il aimait tant transmettre à ses petits-enfants lui survivra. Ses photos animalières demeurent comme autant de témoignages de cette nature qu’il avait au corps et au cœur.






